L’antichambre de la faucheuse
Il y a des livres qui osent regarder là où on détourne les yeux.
Plus rien ne bouge. Enfin… c’est l’impression que j’ai. Une suspension totale du monde, comme si l’instant avait été arraché au fil du temps, mis sous cloche. Je suis là, assis, figé, au cœur d’un tableau sans pinceau. Le silence est absolu, d’une pureté presque violente.
L’antichambre de la faucheuse est un essai qui ne ressemble à aucun autre. Ce n’est pas un roman au sens classique. C’est un dialogue interrompu entre la vie qui insiste et la mort qui patiente. Entre la mémoire et l’effacement. Entre la douleur et cette paix étrange qui arrive quand elle se retire enfin.
Et puis, plus troublant encore : l’absence de douleur. Totale. La douleur qui, depuis trois ans, s’était accrochée à moi comme une amante jalouse, était soudain absente. J’avais oublié ce que c’était, ne pas souffrir.
Olivier De Pooter y glisse ses obsessions les plus profondes : la filiation, l’attente, le temps qui échappe, et ces secondes suspendues où un souffle hésite à continuer. Un livre qui ne console pas. Qui témoigne.
Disponible sur Amazon :
L’antichambre de la faucheuse
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